Le crieur public Sana Bob et le parolier Don Sharp ont présenté ce 14 février 2019 la version finale de leur chanson qui rend hommage au cinéaste Idrissa Ouédroago. Pour les artistes, c’est une contribution au cinquantenaire du FESPACO 2019.
Dès l’entame, le Délégué Général du FESPACO, Ardiouma Soma, a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des disparus du monde du cinéma en 2018 et en hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
Poursuivant son allocution, Ardiouma Soma a salué l’idée de Sana Bob d’offrir cette chanson. Car ce geste du crieur public va en droite ligne avec l’esprit du cinquantenaire du FESPACO, qui est de réunir les différentes générations à Ouagadougou. « La sortie de ce single vient à point, parce que cela cadre parfaitement avec les activités du cinquantenaire qui va nous donner l’occasion de rendre hommage aux pionniers du cinéma, de rendre hommage aussi aux différentes générations qui ont suivi les pionniers et faire en sorte que l’on puisse donner un contenu au thème qui conduit ce cinquantenaire-là, mémoire et avenir du cinéma africain», a-t-il indiqué.
Devant les hommes et femmes de médias, la famille du défunt et de ses anciens collaborateurs, Sana Bob et Don Sharp ont fait la genèse de ce featuring pour rendre hommage à Idrissa Ouedraogo.
L’idée est de Sana Bob. Il a témoigné sa reconnaissance au Délégué Général qui, dès le début, a été le premier à l’encourager. Par la suite, il fait appel à Don Sharp, le Parolier, pour l’accompagner.

“J’ai approché Don Sharp qui n’a pas hésité à s’embarquer dans cette aventure avec moi. On a travaillé pendant 6 mois», explique-t-il. Le crieur public a ajouté que «pour nous, il n’est pas mort. Il faut que l’on se souvienne toujours de lui. Il faut que ses amis qui sont venus sachent que Idrissa Ouédraogo est valorisé», dit-il.
« C’est un honneur pour moi d’avoir apporté ma voix pour grandir celui qui était déjà grand », avoue Don Sharp.
Prenant la parole au nom de la famille Ouédraogo, le petit-frère du défunt, Barrou Oumar Ouédraogo, a apprécié la chanson : « quand on n’a pas un cœur de sorcier, on ne peut pas écouter un tel single sans avoir quelque chose qui pince le cœur. Parce que des hommes sont morts, Idrissa est mort, mais ils ont trouvé un moyen de dire qui il est, de dire qu’est-ce qui l’a apporté au Burkina, de dire qu’est ce qui a pu réaliser pour notre pays et pour les cinéphiles, de montrer sa capacité d’avoir été des nôtres et surtout d’avoir été utile. La chanson le dit».
Le clip vidéo sera réalisé ce dimanche 17 février 2019 au ciné Burkina.







