50 ans

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mars 2, 2019by fespaco

Films de sensibilisation, dessins animés, voilà ce qui a meublé l’espace enfants du festival du 25 février au 1er mars 2019.  Entre 5000 et 7000 enfants ont pu visionner une quarantaine de films dans le cadre de cette 26ème édition du FESPACO, édition cinquantenaire.

Les écoles participantes sont reparties avec des attestations

Des bus ont été mises à la disposition du comité d’organisation de l’espace enfants pour convoyer les élèves des établissements scolaires de la ville de Ouagadougou au palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre GUINGANE.

Delphine Yerbanga

Pour ces 05 jours de projection, la présidente de la commission espace enfants, Delphine Yerbanga dit être satisfaite de la mobilisation des écoles: « Le bilan est très positif, parce que depuis lundi 25 février 2019 que nous avons démarré nos activités, nous avons pu recevoir des enfants venant de 20 établissements de Ouagadougou et des localités environnantes telles Loumbila, Ziniaré, Kamboinsin. Nous avons également tenu des projections hors du site Jean-Pierre GUINGANE, c’était sur le terrain Dabo Boukary de l’université de Ouagadougou, Saint Viateur, Kolgnaaba… ».

Dans la partie pédagogique, le ciné-club « Kadi Jolie » de Ziniaré a apporté son expertise avec Karim Sawadogo : « c’est un peu parlé de tous les métiers du cinéma à ces enfants qui voient des acteurs, des images et qui ne savent pas comment on en arrive là. Alors nous répondons aux questions de ces jeunes, qui se posent des questions comment intégrer ce milieu. »

Par rapport à la participation des enfants à l’animation du débat avec les réalisateurs, la présidente de la commission estime que les enfants ont été très curieux avec de belles questions : « La curiosité était au rendez-vous. Les réalisateurs à la fin de chaque projection, discutaient avec les enfants qui leur posaient des questions qui étaient très pertinentes. Ils étaient souvent étonnés de la pertinence des questions des enfants et il parait qu’une parente d’élève a même larmoyé dans la salle à cause de la pertinence d’une question. J’avoue que les enfants sont intelligents et éveillés».

Les portes de la 16ème édition de l’espace enfants se sont refermées ce vendredi 1er mars 2019 avec des remises d’attestations de participation aux établissements scolaires qui ont contribué à l’animation de l’espace. Rendez-vous a été pris à la 17ème édition de l’espace au FESPACO 2021.


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mars 1, 2019by fespaco

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a apporté une contribution de 25 millions à travers 2 prix spéciaux à la 26ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de Télévision de Ouagadougo(FESPACO) selon les représentants de l’institution qui ont rencontré la presse dans la matinée du jeudi 28 février 2019. Dans le stand de la CEDEAO qui a servi de cadre pour la conférence de presse, la structure a fait le point de sa participation au cinquantenaire du FESPACO.

Pour planter le décor dans leurs échanges avec les Hommes de média, les représentants de la CEDEAO ont annoncé que l’institution est au FESPACO pour accompagner l’effort des cinéastes ouest-africains et pour faire en sorte aussi que les films qui sont produits par ces cinéastes puissent être valorisés de par le monde. Pour ce faire, la CEDEAO multiplie les initiatives. « C’est pour cela que de par le passé, nous avons eu à faire de la coproduction avec certains cinéastes », a expliqué le directeur de l’Education, de la Science et de la Culture de la CEDEAO, Pr Abdoulaye Issaka MAIGA.

Et celui-ci de que d’autres initiatives sont en cours. « Quoiqu’il en soit, nous avons un accord avec la FEPACI qui est membre observateur au niveau de la CEDEAO et avec cette fédération, nous espérons relancer les différentes discussions et voir dans quelle mesure nous pourront nous-mêmes, en tant qu’institution régionale, utiliser les compétences de la FEPACI pour nous rendre davantage visible. », a-t-il promis. Et ce, afin de faire de la CEDEAO des Etats, une CEDEAO des peuples.

Revenant en détails sur les deux prix spéciaux de la structure, le chef de la Division Culture de la CEDEAO, Dr Emile Zida, a fait savoir qu’il s’agit du prix de l’intégration d’une valeur de 15 millions de francs CFA à décerner à un cinéaste ouest-africain ayant tourné son film dans la sous-région tout faisant la part belle à l’intégration. L’autre prix sera celui de la meilleure femme cinéaste de l’Afrique de l’Ouest pour encourager les femmes de la sous-région à se lancer dans le cinéma.

 Les organisateurs de la conférence de presse ont confié aux médias que la CEDEAO,  la communauté régionale la plus active au sein de l’Union africaine. Ils ont précisé que les prix spéciaux de la CEDEAO seront remis par le président de la commission de l’institution à la cérémonie de clôture.


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mars 1, 2019by fespaco

Le FESPACO, c’est aussi sa traditionnelle cérémonie de décoration Et pour son cinquantenaire, le FESPACO a respecté la tradition. Plus d’une centaine de cinéaste, comédiens, réalisateurs, producteurs, personnel administratifs ont vu leurs efforts reconnus ce jeudi 28 février 2019.

Une cérémonie digne de ce nom a marqué cette matinée de jeudi 28 février 2019 au siège du FESPACO. Les acteurs du monde culturel voient ce jour, leurs efforts pour le rayonnement de la culture burkinabè et africaine reconnus par toute la nation.

Outre, les acteurs du privé, des membres du personnel administratifs  ont aussi vu les efforts récompensés. Ils ont été élevés au rang de chevalier et officiers de l’ordre du mérite.


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février 28, 2019by fespaco

C’est le seul discours du Président de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI) Cheik Oumar Sissoko, qui a marqué ce diner gala offert par le couple présidentiel à ce jubilé d’or du FESPACO 2019.

Prenant la parole au nom de tous les professionnels du 7ème art africain au président du Faso. Il a fait la genèse des grands moments parcourus par les cinéastes africains avec l’accompagnement sans faille des autorités Burkinabè.  Il a affiché la fierté des doyens face à la nouvelle génération: « en regardant les œuvres de belles factures des jeunes hommes et femmes cinéastes, on peut s’en orgueillir», a-t-il dit.

Il n’a pas manqué d’appeler le président du Faso d’être le porte-parole des cinéastes africains auprès de ses paires.

Buffet ouvert, des prestations artistiques de troupes traditionnelles Burkinabè et Rwandais ont accompagné le dîner des convives de la présidence du Faso.

A la fin, le président du Faso a confié à la presse ses sentiments vis-à-vis de cette fête du cinéma africain. « C’est un message d’amitié, de fraternité et d’encouragement à tous les professionnels du cinéma, a-t-il laissé entendre. Car, depuis samedi passé, ils travaillent. Nous avons été satisfaits de savoir que les professionnels ont répondu présents à cette fête. Nous souhaitons que la fête continue d’être belle».

C’est sur des notes de musique d’artistes burkinabè tels Floby, Amity Méria, que le diner gala a pris fin à la présidence du Faso, Kossyam.


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février 28, 2019by fespaco

Le prix spécial Thomas SANKARA sera décerné le 1 er mars 2019 au cours de la nuit des courts métrages au FESPACO. L’annonce de la nouvelle a été faite par la Guilde Africaine des Réalisateurs et Producteurs, ce mercredi 27 février 2019 à Ouagadougou.

Instauré en 2015, le « Prix Thomas SANKARA » vise à récompenser le meilleur film en compétition dans la catégorie court métrage. Il ambitionne honorer la mémoire du  leader de la révolution et a été initié par la Guilde Africaine des Réalisateurs et Producteurs.

« Nous ne cherchons pas un film révolutionnaire. La révolution, c’est d’abord bien faire les choses. C’est le vrai sens d’une révolution. Nous cherchons un excellent film, comme Thomas SANKARA. Un film qui est bien fait dans le fond, dans le jeu d’acteur, globalement dans sa mise en scène et qui porte un regard humaniste sur le monde », a expliqué Balufu BAKUPA-KANYINDA, le président de la Guilde.

D’une valeur de trois millions de franc CFA, le prix “Thomas SANKARA” bénéficie de l’accompagnement du groupe Canal +. Un des 26 films court métrage en compétition au FESPACO repartira avec le prix « Thomas SANKARA». Rendez-vous est alors donné pour le 1er mars 2019 à la salle Canal Olympia Ouaga2000.


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février 28, 2019by fespaco

Ce sont trois réalisateurs en compétition pour l’étalon d’or de Yennega en sélection officielle longs métrages fiction qui ont été reçu, ce mardi 26 février 2019 au Chapiteau des débats-forum.

Le plateau a d’abord reçu le réalisateur camerounais Jean-Pierre Bekolo qui s’est entretenu avec l’assistance sur les symboles qui entournent son film « Les armes miraculeuses ».

Les questions ont beaucoup porté sur les 03 femmes qui se battent pour le condamné à mort, Djamal Okoroko.


Synopsis : Dans un état appelé Free State, l’histoire de trois femmes qui se retrouvent autour d’un condamné à mort. L’une débarque d’Europe pour soutenir le condamné, une autre est la femme du condamné qui gère un Bed & Breakfast à côté de la prison et la dernière qui enseigne le français à la prison.


Pour le réalisateur Jean-Pierre Bekolo, c’est de savoir qui peut sauver l’Afrique : « la première femme qui est sa femme, c’est est-ce que c’est nous même qui allons-nous sauver… Et puis il y a aussi l’autre aspect, est-ce qu’il faut lire les livres, est-ce que c’est la langue française, est-ce que c’est le swahili, est-ce que c’est le savoir qui va nous sauver. Ça c’est la 2ème femme qui est prof. Et la 3ème femme; est-ce quelqu’un qui vient de loin, les ONG, tous ces gens là qui viennent de loin pour nous aider pour nos problèmes. Voila le sens symbolique des 03 femmes».

Ensuite, c’est le réalisateur Burkinabè Issaka Konaté pour son film « Hakilitan », qui s’est prêté à l’exercice.


Synopsis : La mémoire collective filmique a frôlé une destruction totale lors des inondations du 1er septembre 2009 à Ouagadougou au Burkina Faso. Le film évoque l’inondation de la Cinémathèque Africaine à travers l’histoire individuelle d’un professeur amnésique dont la vie remonte par bribes à la surface.


Sa démarche artistique a été saluée par plus d’un intervenant. Issaka Konaté et les participants se sont focalisés sur son genre docu-fiction et la problématique des archives en Afrique.

C’est enfin, le Ghanéen Peter Sedufia et sa productrice qui ont mis fin à l’animation du plateau débats-forum. Les échanges ont plus porté sur le lien entre le train qui est la signification du titre de son film « kétéké » et le couple de la vieille époque qu’il a mis en évidence.


Synopsis : Un couple, Boi et Atswei, vivant à Puna est déterminé à voir leur premier bébé naitre à Akete, leur ville natale. Alors que l’accouchement est proche, le couple se met en route pour Akete. Malheureusement, ils ratent le train, seul moyen de transport entre la banlieue et la ville. Dans leur empressement, Ils prennent la mauvaise décision et compliquent davantage la situation. Les voilà maintenant au milieu de nulle part. Le couple arrivera-t-il à temps pour l’accouchement, au risque de perdre le bébé et la mère?


Le concept des débats-forums est de recevoir au lendemain des projections, les réalisateurs en compétition pour l’étalon d’or de Yennega dans la catégorie fiction, afin qu’ils débattent avec les gens du métier, les critiques de cinéma et les cinéphiles. A cette 26ème édition, les débats-forums sont prévus de 11H30mns à 13H30 minutes en direct sur la télévision 3TV et sur la radio nationale du Burkina.

 


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février 27, 2019by fespaco

FESPACO 2019 : Le prix Miriam Makeba décerné au FESPACO

Le jury du prix Miriam Makeba a décidé de le décerner  pour la première fois au FESPACO. La cérémonie de remise du prix est intervenue ce mercredi 27 février 2019 à Ouagadougou.

« Nous avons décerné ce prix au FESPACO pour les efforts dans le rayonnement de la culture africaine », a déclaré l’ambassadeur de l’Algérie au Burkina Faso, Mohamed AINSEUR. Dénommé Prix International de la Créativité, il a une valeur de 100 000 dollars.

Exceptionnellement pour cette première édition, les donateurs ont décidé de n’attribuer que 80.000 dollars au FESPACO et de reverser le reste à la fondation Miriam Makeba. Le présent prix vise à encourager les efforts dans le sens de la promotion culturelle.

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a salué les efforts de l’Algérie dans l’accompagnement du festival en ces termes : « l’Algérie a fait beaucoup plus que 80.000 dollars pour la présente édition du FESPCO. Et je crois qu’ils ont compris que le désir du Burkina est de faire du FESPACO, un festival de l’ensemble des nations africaines ». Le ministre a par ailleurs émis le souhait de voir d’avantage d’Etats africain s’associer au Burkina Faso pour coorganiser ce festival.

Cette cérémonie de remise de prix a aussi connu la participation de Christiane TAUBIRA, ancienne ministre de la Justice de la République française. « Moi j’ai des rapports très particuliers avec le Burkina Faso. Dans les années 90 parce que je me sentais incapable de venir dans une terre des Hommes intègres après l’assassinat de Thomas Sankara. Le FESPACO est un festival que je regardais avec beaucoup d’affection et de curiosité. Pour moi, c’est le panafricanisme en acte », a-t-elle déclaré.



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février 26, 2019by fespaco

L’Espace Junior qui fait la part belle à la jeunesse au cours du FESPACO a été lancé officiellement par la commission chargée de ce volet du festival. Ce lancement est intervenu le lundi 25 février 2019 à la Maison de la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guingané dans l’arrondissement 6 de Ouagadougou. Le public cible a répondu présent à l’appel des organisateurs de l’évènement.

C’est la première fois que l’Espace Junior, initié en 2003 pour amener les plus jeunes à s’intéresser au cinéma, enregistre une cérémonie de lancement officiel. La mobilisation a été de taille chez les plus jeunes au lancement des activités de l’Espace Junior.

Une vue du public à la cérémonie d’ouverture de l’espace enfant du Fespaco

Ces activités sont diverses et variées. “Une quarantaine de films dont des dessins animés pour les élèves de la maternelle et du primaire ainsi que des courts métrages et des séries Télé pour ceux du primaire, du post-primaire, du secondaire et pour les étudiants”, explique Delphine Yerbanga, présidente de la Commission Espace Junior à la cérémonie de lancement des activités.

Le président du comité d’organisation du cinquantenaire du FESPACO est allé encourager les tout-petits ainsi que la commission de l’Espace Junior. «Je suis venu voir comment ça se passe et puis encourager, et les enfants, et les organisateurs pour que la fête se déroule bien », dit Yacouba TRAORE.

En plus des projections de films, des stands sont animés dans la cour de la Maison de la Jeunesse et de la Culture par les ciné-clubs issus de la capitale burkinabè et de plusieurs autres régions du Burkina.

 Après cette cérémonie, il appartient à la Fédération burkinabè du ciné-club de prendre le relais pour la suite des activités.


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février 26, 2019by fespaco

Les cinéastes n’ont pas dérogé à la règle de la symbolique cérémonie de libation, à chaque lendemain de l’ouverture du FESPACO. Ce dimanche 24 février 2019, ils étaient à la place des cinéastes.

Toujours le même rituel : recueillement, 03 fois le tour du monument des cinéastes main dans la main et des prises de parole des uns et des autres.

Cette tradition est une obligation pour les cinéastes africains avant le début concret des activités du festival. Ce 24 février 2019, au pied du monument des cinéastes, c’est Timité Bassory, doyen du cinéma ivoirien qui a pris la parole au nom de la fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) : «Nous avons effectué le parcours et l’existence du FESPACO en compagnie de compagnons de route qui nous ont quitté. Je ne vais pas citer de noms. Que leurs âmes reposent en paix. Je vous demande donc d’observer une minute de silence parce que nous savons qu’ils sont ici parmi nous».

Alimata Salembéré s’est adressé aux jeunes qui se sont fortement mobilisés à la place des cinéastes pour les appeler à travailler. «Je voudrais juste faire remarquer aux jeunes que le FESPACO est né juste en face là, au centre culturel franco-voltaïque. C’est là qu’on s’est réuni pour faire les réflexions qui ont donné naissance à ce qui est appelé aujourd’hui FESPACO. J’ai eu la chance de faire partie de ce groupe-là. »  Elle a ajouté que quand elle s’embarquait dans cette aventure FESPACO qui a 50 ans aujourd’hui elle « avait 27 ans en 1969. Je vous remercie et je vous dis de travailler», a-t-elle dit.

Après le recueillement, honneur a été fait au cinéaste camerounais Pipa Dikongué avec le dévoilement de la statue érigée, juste derrière celle de Sembène Ousmane. C’est dans un sentiment de joie qu’il s’est adressé aux journalistes  en ces termes: « la fierté ! je dis ça en un mot : « Essimo » chez nous ça veut dire Bravo. Essimo à mon pays, essimo à la jeunesse africaine. Je suis fier d’être camerounais. C’est à vous public africain de défendre le cinéma africain, c’est à vous, ce n’est plus à nous. Nous on a fait notre devoir, on a été au front. ».

A noté qu’une forte communauté camerounaise vivant au Burkina a effectué le déplacement pour soutenir leur doyen du cinéma, Etalon d’or en 1976 au FESPACO.



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février 14, 2019by fespaco

Le crieur public Sana Bob et le parolier Don Sharp ont présenté ce 14 février 2019 la version finale de leur chanson qui rend hommage au cinéaste Idrissa Ouédroago. Pour les artistes, c’est une contribution au cinquantenaire du FESPACO 2019.

 

Dès l’entame, le Délégué Général du FESPACO, Ardiouma Soma, a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire  des disparus du monde du cinéma en 2018 et en hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Poursuivant son allocution, Ardiouma Soma a salué l’idée de Sana Bob d’offrir cette chanson. Car ce geste du crieur public va en droite ligne avec l’esprit du cinquantenaire du FESPACO, qui est de réunir les différentes générations à Ouagadougou. « La sortie de ce single vient à point, parce que cela cadre parfaitement avec les activités du cinquantenaire qui va nous donner l’occasion de rendre hommage aux pionniers du cinéma, de rendre hommage aussi aux différentes générations qui ont suivi les pionniers et faire en sorte que l’on puisse donner un contenu au thème qui conduit ce cinquantenaire-là, mémoire et avenir du cinéma africain», a-t-il indiqué.

Devant les hommes et femmes de médias, la famille du défunt et de ses anciens collaborateurs, Sana Bob et Don Sharp ont fait la genèse de ce featuring pour rendre hommage à Idrissa Ouedraogo.

L’idée est de Sana Bob. Il a témoigné sa reconnaissance au Délégué Général qui, dès le début, a été le premier à l’encourager. Par la suite, il fait appel à Don Sharp, le Parolier,  pour l’accompagner.

Sana Bob, artiste musicien burkinabè

“J’ai approché Don Sharp qui n’a pas hésité à s’embarquer dans cette aventure avec moi. On a travaillé pendant 6 mois», explique-t-il. Le crieur public a ajouté que «pour nous, il n’est pas mort. Il faut que l’on se souvienne toujours de lui. Il faut que ses amis qui sont venus sachent que Idrissa Ouédraogo est valorisé», dit-il.

 « C’est un honneur pour moi d’avoir apporté ma voix pour grandir celui qui était déjà grand », avoue Don Sharp

Prenant la parole au nom de la famille Ouédraogo, le petit-frère du défunt, Barrou Oumar Ouédraogo,  a apprécié la chanson : « quand on n’a pas un cœur de sorcier, on ne peut pas écouter un tel single sans avoir quelque chose qui pince le cœur. Parce que des hommes sont morts, Idrissa est mort, mais ils ont trouvé un moyen de dire qui il est, de dire qu’est-ce qui l’a apporté au Burkina, de dire qu’est ce qui a pu réaliser pour notre pays et pour les cinéphiles, de montrer sa capacité d’avoir été des nôtres et surtout d’avoir été utile. La chanson le dit».

Le clip vidéo sera réalisé ce dimanche 17 février 2019 au ciné Burkina.

 




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