Pour cette 23ème édition de la biennale du cinéma africain, le Maroc est en compétition pour l’Etalon de Yennenga avec les films suivants : « Androman mindamoua fahm » (de sang et de charbon) de Azlarabe Alaoui lamharzi, « Les chevaux de Dieu » de Nabil Ayouch et « Love in the Medina » (les ailes de l’amour) de Abdelhaï Laraki.
Les trois films présentés par le Maroc au FESPACO s’enracinent dans la société moderne marocaine qui tend ses tentacules dans un passé où les choix de la jeune génération ne font pas bon ménage avec ceux des anciens, où des considérations religieuses pernicieuses peuvent mener au chaos. A côté de cette catégorie, le Maroc s’annonce aussi comme un sérieux prétendant au titre dans la compétition fiction court – métrage avec des films comme « La main gauche » de Fadil Chouika et « Quand ils dorment » de Maryam Touzani. En outre, quatre films de l’Ecole supérieure des arts visuels (ESAV) du Maroc seront montrés au public de la biennale. Ces films tenteront de repartir avec le prix de la catégorie compétition films des écoles africaines de cinéma. Par ailleurs, le seul film burkinabè en compétition pour l’Etalon de Yennenga a été coproduit par le Maroc. Le délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo, a estimé que cette participation du Maroc reflète une dynamique et une productivité du cinéma marocain. Lors de l’édition 2011 du FESPACO, le Maroc avait remporté de fort belle manière l’Etalon de Yennenga avec le film « Pégase » de Mohamed Mouftakir, faisant de lui, l’un des seuls pays avec le Mali à avoir eu trois fois le trophée. En effet, le Maroc a remporté l’Etalon de Yennenga en 1973, puis en 2001 et en 2011. « Au Maroc, en une dizaine d’années, nous sommes passés de trois films par an à 25 films par an au niveau des longs- métrages et de 6 courts-métrages par an à près de 100 courts-métrages par an. Cela veut dire que l’Etat a pris ses responsabilités », a révélé le directeur général du Centre cinématographique marocain(CCM), Nour-Eddine Saïl.
Raphaël KAFANDO



